Mme Alliot-Marie veut sanctionner plus les dealers près des lycées et collèges.
PETIT COUP DE PROJECTEUR sur la lutte contre la drogue à Paris. Lundi 21 juillet, Michèle Alliot-Marie s'est déplacée au siège de la police judiciaire (PJ) de la préfecture, 36, quai des Orfèvres, pour se faire présenter un premier bilan du « plan stups » lancé à l'automne 2007 par le préfet de police, Michel Gaudin.
Ce plan associe la PJ, la police urbaine de proximité (PUP) et les services de renseignement de la préfecture. En sont également partenaires, le GIR de Paris, groupement d'intervention régional qui mêle des fonctionnaires de différentes administrations (police, gendarmerie, douanes, fisc) et d'autres groupements de petite couronne, chargés de lutter contre l'économie souterraine générée par la drogue.
Créés en 2002, à l'initiative de Nicolas Sarkozy alors ministre de l'intérieur, relancés en janvier 2008, par M Alliot-Marie, les GIR n'ont pas encore atteint leur objectif. M. Gaudin, qui est parvenu à maintenir ses troupes à l'écart de la réforme du renseignement, a rappelé tout l'intérêt du renseignement dans les GIR, cette « partie intégrante du travail policier »au quotidien.
Le Ministre a dressé un bilan du "Plan Stup" dans la capitale 1/2
« Approche territoriale »
A Paris, le trafic de stupéfiants ne représente encore que 25 % de l'activité du groupement. Dans la capitale, 21 quartiers concernant 10 arrondissements avaient été retenus pour le « plan stup » basé, selon l'expression du préfet, « sur une approche territoriale, rue par rue ». Après six mois d'intervention, dans neuf de ces quartiers « la situation est redevenue normale », selon la police judiciaire. « Il y a des zones où l'action de la police (...) nous permet de dire que la situation est sous contrôle », s'est félicitée Mme Alliot-Marie. Parmi elles, la place d'Aligre dans le 12' arrondissement, le quartier de la Grange aux Belles dans le 10e, les Forges Royales dans le 11° Parfois cela se traduit aussi par un déplace ment comme dans le 18 arrondissement où le trafic du crack semble avoir migré au-delà de la porte de Saint-Denis. Pour lutter contre l'ecstasy, particulièrement présente à Paris, les exploitants de boîte de nuit ont été réunis à deux reprises. L'un de ces établissements a, depuis, été fermé et quatre autres restent dans le collimateur des policiers. En tout, d'octobre 2007 au 30 juin 2008, 707 personnes ont été placées gardes à vue pour usage et trafic, 7,5 tonnes de cannabis et 305 kilos de cocaïne ont été saisis, ainsi qu'1,1 million d'euros. Au plan national, le bilan est de 39 tonnes de cannabis saisies et de 5,4 tonnes de cocaïne (le double par rapport au premier semestre 2007).
La traduction judiciaire de ces interpellations a parfois été jugée décevante par la police. D'où « l'importance de la comparution immédiate »pour juger les auteurs, a souligné Jean-Claude Marin, le procureur de Paris, qui participait à la réunion.
Alliot-Marie a clos ce bilan en évoquant de nouvelles opérations, notamment pour faire face à la « percée des drogues de synthèse ». Mais elle a surtout annoncé la possibilité, dans la future loi de programmation sur la sécurité intérieure (LOPSI), de « sanctionner davantage les dealers qui trafiquent autour des établissements scolaires, lycées et collèges ».
A Paris, le trafic de stupéfiants ne représente encore que 25 % de l'activité du groupement. Dans la capitale, 21 quartiers concernant 10 arrondissements avaient été retenus pour le « plan stup » basé, selon l'expression du préfet, « sur une approche territoriale, rue par rue ». Après six mois d'intervention, dans neuf de ces quartiers « la situation est redevenue normale », selon la police judiciaire. « Il y a des zones où l'action de la police (...) nous permet de dire que la situation est sous contrôle », s'est félicitée Mme Alliot-Marie. Parmi elles, la place d'Aligre dans le 12' arrondissement, le quartier de la Grange aux Belles dans le 10e, les Forges Royales dans le 11° Parfois cela se traduit aussi par un déplace ment comme dans le 18 arrondissement où le trafic du crack semble avoir migré au-delà de la porte de Saint-Denis. Pour lutter contre l'ecstasy, particulièrement présente à Paris, les exploitants de boîte de nuit ont été réunis à deux reprises. L'un de ces établissements a, depuis, été fermé et quatre autres restent dans le collimateur des policiers. En tout, d'octobre 2007 au 30 juin 2008, 707 personnes ont été placées gardes à vue pour usage et trafic, 7,5 tonnes de cannabis et 305 kilos de cocaïne ont été saisis, ainsi qu'1,1 million d'euros. Au plan national, le bilan est de 39 tonnes de cannabis saisies et de 5,4 tonnes de cocaïne (le double par rapport au premier semestre 2007).
La traduction judiciaire de ces interpellations a parfois été jugée décevante par la police. D'où « l'importance de la comparution immédiate »pour juger les auteurs, a souligné Jean-Claude Marin, le procureur de Paris, qui participait à la réunion.
Alliot-Marie a clos ce bilan en évoquant de nouvelles opérations, notamment pour faire face à la « percée des drogues de synthèse ». Mais elle a surtout annoncé la possibilité, dans la future loi de programmation sur la sécurité intérieure (LOPSI), de « sanctionner davantage les dealers qui trafiquent autour des établissements scolaires, lycées et collèges ».
ISABELLE MANDRAUD
Le Monde, Mercredi 23 juillet 2008


